Dans un communiqué du 20 juin, l’ANVPAH-VSSP, présidée par Martin Malvy, s’est réjouie pour sa part que « les discussions parlementaires ont abouti au maintien et au renforcement des commissions nationale, régionales et locales » du patrimoine, favorisant la concertation avec les élus locaux. « La dernière version du texte clarifie les liens entre l’intercommunalité, compétente en matière d’urbanisme, et les communes qui protègent leur patrimoine », souligne aussi l’ANVPAH-VSSP. Le texte de la CMP du 15 juin entérine en effet plusieurs dispositions, introduites par le Sénat, permettant d’associer plus étroitement les communes concernées par un site patrimonial remarquable à l’élaboration des documents de protection, lorsque cette compétence relève de l’échelon intercommunal.
Les mesures transitoires prévues par le législateur satisfont également les associations d’élus. L’article 40 prévoit que le PSMV du secteur sauvegardé applicable à la date de publication de la loi est applicable après cette date dans le périmètre du site patrimonial remarquable. Le règlement de l’AVAP ou de la ZPPAUP continue de produire ses effets de droit dans le périmètre du site patrimonial remarquable jusqu’à ce que s’y substitue un PSMV ou un plan de valorisation (PVAP). Les ZPPAUP n’auront donc pas à se transformer en AVAP d’ici le 14 juillet 2016 comme le prévoyait la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (Alur). L’article 42 de la nouvelle loi sur le patrimoine prévoit que les AVAP et PSMV aujourd’hui en cours d’étude s’achèveront dans les conditions juridiques antérieures à la loi. Au jour de leur création, les AVAP deviennent des sites patrimoniaux remarquables. Ce règlement se substitue, le cas échéant, à celui de la ZPPAUP applicable antérieurement.

