Électrification rurale : révision des communes éligibles en septembre
Les communes éligibles aux aides du Fonds d’amortissement des charges d’électrification (Face) doivent remplir deux conditions « cumulatives » : avoir moins de 2 000 habitants et « être situées hors du périmètre d’une unité urbaine dont la population totale est supérieure à 5 000 habitants ». Si elles remplissent ces deux conditions, des communes sont déclarées en « régime rural », ce qui les rend éligibles à ces aides. En raison de l’évolution de la population des communes, et du fait que des dérogations peuvent être apportées, la liste des communes éligibles peut varier d’une période à une autre. Les préfets sont donc invités à établir les listes rapidement et à la communiquer aux antennes départementales de l’AMF pour information et avis.
Ce sont notamment les dérogations qui peuvent faire l’objet de « concertations », ces dérogations pouvant intervenir dans les deux sens : une commune peut être intégrée dans le régime rural à titre dérogatoire, ou dans le régime urbain.
Dans le premier cas (intégration dans le régime rural), la demande doit être faite par l’autorité organisatrice du réseau public de distribution d’électricité. La possibilité de dérogation « est limitée aux communes dont la population est inférieure à 5 000 habitants », et peut être motivée par « l’isolement ou le caractère dispersé de l’habitat ».
À l’inverse, des communes peuvent être sorties du régime rural, et donc demander à ne pas bénéficier des aides à l’électrification rurale. Ces demandes de dérogation – on s’en doute – « ont vocation à être acceptées », note l’instruction. Elles présentent l’intérêt, pour une commune, de pouvoir « confier la réalisation et le financement des travaux au gestionnaire du réseau ».
Télécharger l’instruction du 17 juillet 2014.

