Les transports, premier poste de dépenses des touristes
Dans ces trois régions, on note un important développement du tourisme d’affaires : en Ile-de-France parce que l’on y trouve l’immense majorité des sièges sociaux des grandes entreprises, en Rhône-Alpes et Paca parce que s’y développent palais des congrès et autres centres de séminaires, salons ou foires internationales (notamment à Lyon, Marseille, Nice ou Cannes).
À l’autre bout du spectre, certaines régions n’ont que de très faibles revenus liés au tourisme (inférieurs à 4 milliards d’euros) : notamment la Picardie, l’Auvergne, la Franche-Comté ou la Champagne-Ardenne.
Les revenus du tourisme ont augmenté, entre 2005 et 2011, de quelque 17 %. Avec là encore de fortes disparités : si ces revenus ont augmenté de plus de 20 % en Île-de-France et en Corse, la hausse n’est que de 4 % en Champagne-Ardenne. Mais ces hausses ne sont dues que très partiellement à une augmentation du volume de touristes : en réalité, sur les 17 points d’augmentation, 14 sont dus à la hausse des prix, en particulier ceux du carburant, des hébergements et des transports.
Les transports restent le premier poste de dépenses des touristes, devant l’hébergement. D’une région à l’autre, les modes d’hébergement sont très différents : principalement les hôtels et quasiment aucun camping en Île-de-France, beaucoup de campings et de gîtes dans les régions littorales. Il est à noter que les dépenses « liées aux activités culturelles, sportives et de loisirs » ne représentent qu’une part très mineure des dépenses touristiques : 6 % en moyenne – contre 17 % pour les seuls transports. Et l’Insee note que « plus de la moitié de ces dépenses proviennent des stations de ski et des casinos ».
Télécharger l’étude de l’Insee sur Les dépenses des touristes en France.

