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Édition du jeudi 18 février 2021
Sports

Agence nationale du sport : 82,3 millions d'euros pour les projets sportifs territoriaux

Alors que les conférences régionales du sport et les conférences des financeurs du sport commencent doucement à s'installer, Frédéric Sanaur, directeur général de l'Agence nationale du sport, a exposé la répartition des crédits en faveur des projets sportifs territoriaux pour 2021.

Le Centre-Val-de-Loire le 20 janvier, les Pays-de-la-Loire, une semaine plus tard : départ en ordre dispersé pour la déclinaison territoriale de la nouvelle gouvernance du sport. Les conférences régionales du sport (CRS) et les conférences des financeurs, les deux jambes sur lesquelles repose ce nouveau modèle, ont, pour l’instant, seulement été installées dans ces deux régions*. Les autres, selon le calendrier prévisionnel qui a pris du retard en raison de la crise sanitaire et divers blocages juridiques, devraient suivre dans le courant du premier semestre.
Au sein de ces assemblées, composées, rappelons-le, de quatre collèges (représentants de l’État, représentants des collectivités territoriales et des EPCI, représentants du mouvement sportif, représentants du monde économique), l’heure est à la prise de marques. Mais le lancement des discussions autour du projet sportif territorial (PST), que les CRS sont chargées de définir région par région, ne saurait tarder. 
En parallèle à ces discussions, Frédéric Sanaur, directeur général de l’Agence nationale du sport (ANS) a exposé, dans un document daté du 11 février, la politique de l’Agence, tête de pont de la nouvelle gouvernance, ainsi que la répartition des crédits en faveur des PST pour 2021. On apprend ainsi que les délégués territoriaux de l’ANS (les préfets dans la plupart du temps), à qui la gestion de ces crédits est confiée, seront particulièrement attentifs aux « aides à la professionnalisation », « au fonds territorial de solidarité », « au plan de prévention des noyades et au développement de l’aisance aquatique »  et « aux transferts indirects et aux autres types d’aides ».

82,3 millions d’euros de crédits de paiement

Dans le détail, l’ANS consacrera, cette année, 82,3 millions d’euros de crédits de paiement aux PST (sur un budget développement des pratiques de 249,9 millions d'euros). L’emploi et l’apprentissage concentrent, à eux seuls, 58,7 millions d’euros de l’enveloppe globale (2 millions d’euros pour l’apprentissage). Parmi eux, 20 millions d’euros seront réservés au déploiement du dispositif « 1 jeune, 1 solution », dont l’objectif est d’orienter 2 500 jeunes de moins de 25 ans d’ici 2022 vers des emplois dans le monde du sport. Les délégués territoriaux veilleront, particulièrement, à « recruter les nouveaux emplois sportifs (hors ceux destinés au développement de la pratique des personnes en situation de handicap) prioritairement au sein des territoires carencés. L’objectif global de l’Agence en 2021 est de consacrer 58 % des crédits emploi-apprentissage aux territoires carencés (QPV, ZRR) », écrit Frédéric Sanaur qui tient, par exemple, à « maintenir les 1 000 éducateurs sportifs intervenant au sein des QPV ».

Reconduction du fonds territorial de solidarité pour aider les associations 

Le directeur général de l’ANS confirme, par ailleurs, la reconduction, en 2021, du fonds territorial de solidarité créé en 2020 à hauteur de 15 millions d’euros. 13 millions seront, dans le détail, fléchés, cette année, vers le volet « développement des pratiques »  (contre 2 millions d’euros pour le volet « haut niveau » ), dont 12 millions d’euros pour soutenir des actions de solidarité et 1 million d’euros pour l’organisation de stages « J’apprends à nager »  en zones carencées. Ces crédits devront être répartis selon des modalités décidées après concertation de la conférence régionale du sport et de la conférence des financeurs du sport. Ils pourront prendre la forme « d’aides au fonctionnement pour les associations sportives locales en difficulté », « d’aides à la relance de la pratique sportive et/ou la reprise de licences »  ou « d’aides à l’organisation de stages J’apprends à nager »  pour les enfants âgés de 6 à 12 ans, ne sachant pas nager et résidant prioritairement au sein des zones carencées (QPV et ZRR).

2,7 millions d’euros pour le plan Aisance aquatique

Dans le même esprit, pour faire justement reculer le nombre de noyades (1 649 en 2018 contre 1 266 en 2015) notamment chez les plus jeunes (0-6 ans), le gouvernement entend déployer son « plan Aisance aquatique ». « Dans ce cadre, l’Agence nationale du Sport consacre 16,7 millions d'euros en 2021 au déploiement de ce plan, qui vise à renforcer les équipements dédiés à l’apprentissage de la natation (12 millions d’euros) et à accompagner les actions menées en matière d’apprentissage de l’aisance aquatique et d’apprentissage de la natation (4,7 millions d’euros, dont 2,7 millions pour le dispositif « Aisance aquatique »  et 2 millions d’euros pour « J’apprends à nager » ) ». Un référent « Aisance aquatique / JAN »  doit être identifié dans chaque région.

Ludovic Galtier

Télécharger la note de Frédéric Sanaur.

*Le président de région François Bonneau a été élu à leur tête, en Centre-Val-de-Loire. Antoine Chéreau, premier vice-président de région, a, quant à lui, pris les commandes en Pays-de-la-Loire.

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