Indiquant « ne pas croire aux solutions uniformes », le ministre de l’Intérieur a illustré son propos avec la question de l’armement. « Là encore, il n’y a pas de réponse unique. C’est nécessaire à Evry, non ailleurs », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il fallait « néanmoins donner aux policiers municipaux les moyens de se défendre » et qu’un décret était en préparation pour « confier à la police municipale, si besoin, des tonfas ou des matraques télescopiques ». Il s’est aussi prononcé « pour un creuset unique », en matière de formation initiale pour la police municipale et la police nationale. Quant à la formation continue, elle pourrait prendre la forme « d’une véritable filière de sécurité », le ministre indiquant qu’il avait demandé au groupe de travail piloté par le préfet Jean-Louis Blanchou de « réflechir à une mutualisation possible entre CNFPT, police nationale, gendarmerie nationale et centres de formation pour les agents privés ». Il a en revanche plaidé « la prudence » sur les questions d’uniforme et d’accès aux fichiers.
Par ailleurs, Manuel Valls a annoncé que « la loi de décentralisation prévoira un transfert de compétences à l’intercommunalité sur la circulation et le stationnement, à condition de ne pas aboutir à une couverture du territoire en peau de léopard ».
Se déclarant favorable à l’échelon intercommunal « qui autorise une meilleure adaptation des forces au terrain », le ministre a illustré son propos avec l’exemple de la police intercommunale de Roissy-en-France, dans le Val d’Oise. Un exemple mis en avant par le récent rapport des sénateurs François Pillet et René Vandierendonck sur les polices municipales (voir Maire info du 4 octobre 2012). Les deux sénateurs faisaient de la mutualisation intercommunale l’une de leurs trois propositions majeures. Les deux autres portaient sur la création d’une police territoriale et la nécessité de la coordination entre polices municipale et nationale à travers des conventions rénovées.

