Le gouvernement désignera fin avril la ou les Cités de la gastronomie
Cinq villes étaient candidates à ce titre qui est l’une des mesures principales du plan de gestion de l’inscription par l’Unesco du « repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité. Mais la MFPCA s’est refusée à les départager, en recommandant de créer un « réseau de cités de la gastronomie » comprenant le « socle » Tours, Paris-Rungis et Dijon, le projet de Beaune étant jugé « très difficilement réalisable », et celui de Lyon devant être « repensé ».
Les ministres de la Culture, de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire se sont déclarés « favorables » à un tel réseau, « qui pourra être ultérieurement ouvert à d’autres villes candidates, représentatives de la diversité des régions de France », ajoute le communiqué.
De l’aveu de Jean-Robert Pitte, président de la MFPCA, cette solution en réseau n’est pourtant « pas forcément » la meilleure. C’est qu’en réalité, « au vu des dossiers de candidature, aucune ville ne réunissait à elle seule tous les critères requis, que ce soit en termes de lieux d’accueil, de financement ou de contenu culturel et scientifique », a-t-il déclaré vendredi dans une interview à l’Express.
Les villes candidates auront jusqu’à mi-avril pour compléter leur dossier, et la décision finale sera rendue fin avril, conclut le communiqué commun des ministères. Le choix retenu d’un « réseau » ressemble donc à une deuxième chance donnée aux candidates. C’est notamment le cas pour Lyon, que « rien n’empêche de revenir dans la course si elle le souhaite et qu’elle se donne, cette fois, vraiment les moyens de convaincre », a affirmé Jean-Robert Pitte, qui affirme que « la ville n’a pas assez pris au sérieux ce dossier ».
Le maire de la ville, Gérard Collomb, a cependant déclaré que « Lyon aura de toute manière une Cité de la gastronomie, avec ou sans Paris ».

