Emmanuelle Cosse présente le projet de loi pour la réforme d'Action logement
« L’ambition est une plus grande efficacité dans la collecte et l’affectation des crédits de la construction. Cette réforme doit également être l’occasion d’un élargissement de la sécurisation locative et une amélioration des politiques d’attribution », a expliqué dans un communiqué Emmanuelle Cosse à l’issue du conseil des ministres.
Cette réforme, qui doit transformer en un groupe unifié l’ex-1% Logement, vise à créer une structure « plus cohérente » qui pilotera l’ensemble du groupe avec pour « mission essentielle » de conclure avec l’Etat les conventions quinquennales relatives aux emplois de la Peec et de veiller à leur mise en œuvre.
Elle doit également permettre la création de deux pôles d’activités distincts. Le premier, le pôle « service unique », devra collecter la Peec et proposera des solutions en matière de logement aux salariés. Le second, le pôle « immobilier », devra « rationaliser la gestion des opérateurs immobiliers » dépendant d’Action logement et de mettre en œuvre la politique immobilière précisée dans les conventions quinquennales signées avec l’Etat.
« Ce nouvel organisme devra garantir la prise en compte des besoins des territoires et l’équité dans la distribution des services » afin de bénéficier aux salariés « quelle que soit la taille de leur entreprise », souligne le ministère dans un communiqué.
Ce dernier précise aussi que, « dans le dialogue avec les partenaires sociaux », le gouvernement « restera attentif à ce que cette réforme traduise très concrètement une évolution et une modernisation des politiques sociales de l’habitat ».
Pour rappel, le groupe Action Logement - qui possède 900 000 logements sociaux et intermédiaires - loge chaque année plus de 70 000 ménages, en lien avec plus de 220 000 entreprises employant 14 millions de salariés.

