Les sénateurs demandent que la conférence « Rio+20 » reconnaisse le rôle clé des collectivités territoriales en matière de développement durable et leur accorde un statut spécifique
Deux thèmes principaux ont été définis pour la conférence: d'une part, l'économie verte dans un contexte de développement durable et d'éradication de la pauvreté; d'autre part, le cadre institutionnel afin d'engager une meilleure gouvernance planétaire du développement durable, transversale et partagée. Au terme d'un processus préparatoire contributif, la conférence devrait aboutir à un document final formulant des préconisations sur ces deux problématiques.
Parmi ses recommandations, la commission du développement durable demande que la conférence «Rio+20» reconnaisse «le rôle clé des collectivités territoriales en matière de développement durable et leur permette d'obtenir un statut spécifique à côté de la société civile et des parlements dans les processus de négociation internationaux. La nouvelle gouvernance environnementale qui sera mise en œuvre au niveau mondial devra intégrer les territoires comme des acteurs à part entière et les associer aux prises de décisions internationales. Elle devra également promouvoir une meilleure coordination entre les différentes conventions relatives à l'environnement et les accords multilatéraux ainsi qu'entre les différents échelons d'action pour permettre une déclinaison du global au local».
Elle souhaite aussi que Conférence s'engage «dans la reconnaissance d'un droit à l'eau universel et à l'accès à l'assainissement». Elle ajoute que «la déclaration finale devra également prévoir la création d'une Agence mondiale de l'eau».
(1) Rapport d'information de Laurence Rossignol, sénatrice de l’Oise, fait au nom de la commission du développement durable n° 545 (2011-2012)
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