L'Assemblée vote la fin des députés-maires et des sénateurs-maires
Le cumul reste en revanche possible notamment pour les conseillers municipaux, régionaux et départementaux.
Cette réforme n’entrerait en vigueur qu’en 2017, et le texte prévoit qu’en cas de démission d’un député pour cause de cumul, il serait remplacé par son suppléant sans nouvelle élection.
Le débat d’hier, avant le vote, a permis à chaque groupe de redire ses positions – la majorité parlant, par exemple, de « révolution silencieuse qui va profondément améliorer le rôle du Parlement », et l’opposition dénonçant la volonté du gouvernement de couper les parlementaires de la vie politique locale. Il a été marqué par le violent réquisitoire du député radical de gauche Alain Tourret, qui a accusé le gouvernement de vouloir « faire des maires les boucs-émissaires de la vie politique » et dénoncé un texte qui aurait « des conséquences calamiteuses sur l’équilibre des pouvoirs » en instaurant une « République des apparatchiks » – discours applaudi debout par les députés UMP.
Le texte sera présenté au Sénat à l’automne, où l'on s'attend à ce qu'il soit rejeté, les sénateurs, y compris de gauche, y étant opposés. Il devra donc obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale, en seconde lecture, pour être définitivement adopté.
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