Jean-Marc Ayrault a salué à cette occasion la « qualité exceptionnelle » du travail de la commission Duron (chargée de hiérarchiser les projets du Schéma national des infrastructures de transport décidé sous l’ancienne majorité). On se rappelle que la commission Duron a quasiment enterré le SNIT, en préconisant de passer des 245 milliards d’investissements prévus à une fourchette comprise entre 8 et 28 milliards (lire Maire info du 28 juin). Le Premier ministre est pleinement allé dans le sens des conclusions de la commission en déclarant hier que « l’urgence n’est pas de lancer de nouveaux projets pharaoniques et déficitaires, mais d’agir pour la mobilité quotidienne des Français ». Sur les deux scénarios proposés par la commission, le gouvernement retient le deuxième, qui table sur un investissement d’un peu moins de 30 milliards, « tous financeurs confondus ». Dans le sens encore des conclusions de Philippe Duron, Jean-Marc Ayrault souhaite privilégier les liaisons quotidiennes par rapport aux lignes à grande vitesse. Mesure essentielle : « Les trains Intercités seront intégralement renouvelés entre 2015 et 2025 », avec une première commande lancée « dès cet été » de 500 millions d’euros de matériel roulant neuf. Un deuxième appel d’offre sera lancé en 2015.
Le Premier ministre a également annoncé le lancement de l’autoroute ferroviaire (fret) Lille-Bayonne et Calais-Perpignan, avec pour objectif le transfert de 500 000 poids lourds sur les rails d’ici à 2020.
Pour décliner l’ensemble des recommandations du rapport Duron, sur « l’ensemble du territoire », le Premier ministre souhaite à présent entrer dans une phase de « diagnostic », puis de « programmation fine », « en concertation étroite avec les élus locaux qui connaissent les besoins locaux les plus urgents. »

