Il reste donc neuf jours à l’Etat et à l’ARF pour identifier ces « pistes », à défaut de s’accorder sur une solution définitive. L’une d’elle, formulée par le gouvernement, a d’ores et déjà été abandonnée : la création d'une taxe spéciale d'équipement régional (lire Maire Info du 28 juin et du 25 juillet). Quelles sont les autres pistes envisagées ? L’ARF a suggéré à l’Etat d’accorder aux régions une part supplémentaire de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), mais elle a jusqu’à présent essuyé une fin de non-recevoir. L’Etat n’a plus beaucoup de marge de manœuvre sur la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dont il a déjà doublé la part accordée aux régions, au 1er janvier 2017, pour compenser leurs nouvelles dépenses sur les transports (50% accordé aux régions contre 25% aux départements). Il pourrait accorder aux Régions une part de la fiscalité écologique -et notamment de la taxe carbone comme le demande l’ARF- mais cette recette supplémentaire serait plutôt destinée à compenser l’élargissement de leurs compétences en faveur de la transition énergétique. L’idée d’attribuer aux régions une part de TVA a été avancée. L’Etat pourrait aussi étudier une autre solution qui consisterait à atténuer la baisse de la DGF des régions l’an prochain (450 millions d’euros), qui ne bénéficient pas d’une minoration de leur effort en 2017 contrairement au bloc local. Mais l’ARF pointe le côté court-termiste de cette solution qui placerait une nouvelle fois les conseils régionaux sous la dépendance de l’Etat alors qu’elles ont la plus faible autonomie fiscale. De plus, il serait difficile d’ajuster la minoration de DGF pour chaque région au coût réel du transfert de la compétence économique des départements.
Le dispositif de compensation devra en tout cas figurer dans le projet de loi de finances pour 2017 dont le volet collectivités locales sera présenté le 27 septembre devant le Comité des finances locales. Deux jours avant le congrès de l’ARF.

