L'État débloque 220 millions pour l'Afpa
Au début de l’été dernier, l’Afpa avait annoncé être au bord de la cessation de paiement, avec un déficit prévu pour 2012 de quelque 70 millions d’euros. L’association avait alors nommé un nouveau président, Yves Barou, pour redresser ses comptes, lequel a mis en place un « plan de refondation » ambitieux, mais nécessitant une « recapitalisation » par l’État. Lors de la Conférence sociale de juillet dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il en acceptait le principe. Restait à négocier les montants.
Le plan de refondation de l’Afpa vise à « revenir aux fondamentaux de l’association », expliquait à l’automne dernier Yves Barou, c’est-à-dire « ne pas seulement vendre de la formation mais accompagner les personnes vers l’emploi ». Ce travail se fera demain en collaboration étroite avec les régions, qui vont probablement, lorsque l’acte III de la décentralisation sera mis en œuvre, devenir pilotes en matière de formation professionnelle.
Les sommes annoncées hier par le Premier ministre vont « couvrir plus de la moitié du besoin de financement global de l’Afpa pour les prochaines années », se réjouissait hier l’association dans un communiqué, saluant « une nouvelle page de l’histoire de l’Afpa qui se tourne ».
Jean-Marc Ayrault a également annoncé, pour répondre à une demande de l’association, que l’État allait aider à trouver des solutions pour rénover les locaux de l’Afpa (plateaux techniques et centres d’hébergement), et encourager la signature de baux emphytéotiques avec les régions.

