Trois fonctionnaires sur dix victimes de discrimination
« Alors que jusqu’en 2010 les agents de la fonction publique semblaient davantage préservés que les salariés du privé, ils se disent désormais victimes dans les mêmes proportions (respectivement 29% et 30%) », note l’enquête. En effet, le nombre de victimes dans la fonction publique a connu une progression, lente mais régulière, depuis la création de ce baromètre en janvier 2008.
C’est le sexe qui reste le facteur le plus courant de discrimination dans le public : il est cité dans 26% des cas. Par ailleurs, 32% des femmes fonctionnaires disent avoir été victimes de discrimination, contre 24% d’hommes (36% et 25% dans le privé). L’âge est plus couramment cité comme facteur discriminant dans le privé (32% des cas, contre 20% dans le public).
Les situations discriminatoires les plus fréquentes (c’est-à-dire celles ayant touché plus d’un actif sur dix) concernent les évolutions de carrière, le travail au quotidien (cela recouvrant sans doute des cas de harcèlement), les barrières à l’embauche ainsi que les augmentations de salaire et les primes.
A compétences égales, les sondés estiment par ailleurs qu’être atteint d’une maladie grave ou chronique est le premier inconvénient pour être embauché ou progresser dans la carrière (69 % dans le public et 65 % dans le privé), devant l’appartenance à la communauté des gens du voyage (68 % et 65 %) puis le fait d’être handicapé (57 % et 53 %) et d’être âgé de plus de 45 ans (55 % et 51 %).
L’enquête a été menée par téléphone du 28 novembre au 12 décembre 2012, auprès de 500 agents du service public et de 500 salariés du secteur privé.
Télécharger le baromètre.

