La proposition de loi Brottes sur les tarifs de l'énergie déclarée irrecevable
La proposition de loi prévoit l’instauration d’un bonus-malus sur la consommation d’électricité, récompensant les plus sobres et pénalisant les consommations dites « superflues ». Elle prévoit également de doubler le nombre de ménages éligibles aux tarifs sociaux de l’électricité. C’est sur le premier point que les parlementaires communistes sont opposés à ce projet de loi, considérant que le bonus-malus représenterait « une rupture d’égalité devant l’accès à l’énergie ». Ils ne demandent donc que le retrait de ce point de la loi. À l’UMP, on partage le même point de vue : le sénateur de l’Orne Jean-Claude Lenoir critique un texte « confus », une « véritable usine à gaz », et demande que seule la partie du texte consacrée à la précarité énergétique soit adoptée.
Côté majorité, on fait naturellement part de sa déception, voire de son « humiliation », comme l’a dit le rapporteur du texte au Sénat, Roland Courteau. La ministre de l’Écologie Delphine Batho a quant à elle fait part de ses « regrets » que « le groupe communiste ait mêlé ses voix à celles de la droite pour faire obstacle aux idées de justice sociale et d’efficacité énergétique ».
Si les positions des différents groupes restent figées d’ici au 30 octobre, le texte a toutes les chances d’être rejeté par le Sénat lors de l’examen en séance.

