Pour le président de l’AMF et de la communauté d’agglomération de Lons-le-Saunier, Jacques Pelissard, « le retrait de l’Etat se fait dans une période difficile avec la baisse des dotations. Cependant, l’idée de travailler ces dossiers à l’échelle locale au travers de mutualisations est intéressante ». « Concrètement, l’étude, qui vise à accompagner les collectivités dans l’installation de nouveaux dispositifs, rappelle le cadre légal et en particulier celui de la loi ALUR », a souligné Corinne Casanova, vice-présidente chargée de l’urbanisme et de la biodiversité à l’ADCF et vice-présidente de la communauté d’agglomération du Lac du Bourget.
L’enquête réalisée auprès de 420 communautés montre aussi que les motivations des mutualisations sont diverses. Le dessaisissement de l’Etat, la recherche de proximité, la sécurisation des autorisations sont notamment à l’origine des projets. La question du choix du périmètre, communal, intercommunal, intercommunautaire ou départemental est aussi abordée. Les problématiques financières restent par ailleurs un sujet central. Service gratuit, tarification à l’acte ou au forfait, plusieurs options sont détaillées. En annexe, les élus trouveront enfin un exemple de convention type pouvant être conclu entre service instructeur et mairie.
Si toutes les communautés n’ont pas encore pris la mesure de ces restructurations (26% des communautés interrogées n’avaient pas encore réfléchi au sujet), le calendrier est cependant très resserré. Le gouvernement a ainsi publié le 3 septembre dernier une instruction présentant notamment les mesures d’accompagnement en faveur des collectivités locales pour l’instruction autonome des autorisations d’urbanisme à compter du 1er juillet 2015.
L’étude est consultable sur le site de l’AMF.
Télécharger l’instruction sur les mesures d’accompagnement des collectivités locales pour l’instruction autonome des autorisations d’urbanisme.

