Ces chiffres s'avèrent forcément bien plus élevés dans les départements touristiques. Et une région comme l'Ile-de-France n'est pas, pour une fois, celle qui en profite le plus. Avec un volume annuel de 720 millions de chèques-vacances, l'Ile-de-France ne récupère « que » 251 millions d’euros (ce qui se mesure par le remboursement des chèques-vacances sur les lieux dits d'usage). À l'inverse, en Occitanie, le volume de chèques-vacances émis est de 78 millions d’euros pour un retour de 190 millions. Quasiment trois fois plus.
La carte permet surtout de faire un zoom sur l'action sociale des chèques-vacances (aides aux projets vacances, bourse solidarité vacances, séniors en vacances, départ des 18/25 ans). L'impact économique dans les territoires n'est pas moindre, avec un effet multiplicateur d'au moins trois entre l'aide reçue pour le départ de bénéficiaires et leur impact économique. À l'exception de la région parisienne qui en profite le moins, voire, souffre d'un effet négatif : 3,4 millions d’euros d'aide reçue pour le départ de bénéficiaires et des impacts économiques réduits à 1,4 million. À comparer à l'Occitanie, qui totalise plus de 15 millions d’euros d'impacts économiques pour 1,8 million d’euros seulement d'aide reçue pour le départ de bénéficiaires.
« Plus de 10 millions de Français utilisent le chèque-vacances chaque année pour partir en vacances », précise l'ANCV, et « plus de 234 000 personnes bénéficient des programmes d’aides aux vacances déployés par l’Agence ».
Le chèque-vacances est distribué par l'ANCV à ses clients (comités d’entreprise, acteurs économiques, publics et sociaux) qui le distribuent eux-mêmes, avec une bonification, à leurs salariés ou bénéficiaires. Les chèques-vacances permettent de régler des frais de transport, d’hébergement, de restauration et de loisirs. 200 000 professionnels sont aujourd'hui conventionnés sur l’ensemble du territoire.

