Dans un communiqué daté du 15 avril, l’AMF se dit «soucieuse, depuis toujours, que les technologies de l’information et de la communication soient accessibles sur l’ensemble du territoire". Elle a pris connaissance des modalités de financement de la couverture, par les réseaux de téléphonie mobile, des "zones blanches", c’est-à-dire celles qui ne sont actuellement desservies par aucun opérateur». Selon l’AMF, initialement estimé à environ 1 650, le nombre des communes qui ne bénéficient d’aucune couverture est en réalité de 3 300. L’Etat et les opérateurs vont s’engager financièrement aux côtés des collectivités locales pour permettre la couverture de ces 1 650 communes (financement des pylônes par l’Etat et les collectivités locales et des antennes par les opérateurs). «Mais rien n’est envisagé à ce jour pour le financement de l’équipement des 1 650 communes restantes. C’est pourquoi l’AMF ne saurait s’engager sur ce dispositif inéquitable consistant à faire peser sur la moitié des collectivités concernées l’intégralité des coûts liés à la téléphonie mobile. Son bureau a donc décidé qu'«elle ne serait pas signataire de toute convention reprenant de telles dispositions, tant qu’une solution acceptable ne serait pas envisagée pour l’ensemble des communes concernées».