Or « pour la première fois de son existence, le monde associatif ne crée plus d'emplois alors que la demande sociale s'accroît. Des associations sont obligées de licencier à défaut de moyens qui se réduisent du côté des collectivités locales, de l'Etat et de la Sécurité sociale qui sont nos trois sources de financements publics », a expliqué Dominique Balmary à Maire info à l'issue de la conférence de presse. Dans ces conditions, les perspectives de recrutement d'emplois d'avenir dans le secteur le plus durement touché de l'aide à domicile notamment apparaissent « périlleuses » sans une « forte incitation de l'Etat et des partenaires sociaux ».
Plus globalement, l'UNIOPSS est « préoccupée par le contexte actuel » et les choix budgétaires qui seront faits. Dominique Balmary « espère que les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale ne seront pas trop durs pour les associations ». « Sinon, poursuit-il, nous aurons un vrai problème pour conserver la cohésion sociale ».
Signe positif tout de même de cette rentrée : la reprise par le gouvernement de l'idée défendue par l'UNIOPSS et le Collectif Alerte d'un programme quinquennal de lutte contre l'exclusion. « C'est une très bonne chose car rien de global n'a été fait depuis 1998 sur l'exclusion alors que les problèmes sont transversaux, touchant à la fois à la santé, au logement, à l'emploi, aux revenus », déclare Dominique Balmary. Bien que décalée au mois de décembre (les 10 et 11), un mois plus tard que prévu, une conférence préparatoire organisera la concertation voulue par les associations qui engagent d'ores et déjà le travail au sein du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE).

