Le projet de mariage pour tous adopté en Conseil des ministres
Selon le gouvernement, le projet de loi ne « modifie pas le régime actuel du mariage ou de la filiation adoptive mais ouvre l’institution du mariage, avec ses droits et devoirs, aux personnes de même sexe ». Le texte prévoit des dispositions nouvelles sur la détermination du nom de famille en cas d’adoption. Il prévoit également de nombreuses dispositions d’adaptation de différents codes, dont en premier lieu le Code civil, afin de remplacer les mots père et mère par le mot parent et les mots mari et femme par le mot époux.
L’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples homosexuels ne figure pas en revanche, comme s’y était engagé le gouvernement, dans le texte présenté en Conseil des ministres. « Nous verrons comment se développe le débat, a déclaré hier Christiane Taubira. S’il y a effectivement un amendement sur la procréation médicalement assistée, nous aurons la discussion qui convient et nous verrons ce qu’il en adviendra ». Le groupe PS à l’Assemblée nationale a en effet déjà annoncé qu’il pourrait déposer un amendement sur ce sujet avec le soutien, déjà, de deux ministres, celle de la Santé et celle de la Famille.
La commission des Lois de l’Assemblée doit débuter aujourd’hui les auditions sur ce texte. Elles dureront jusqu’au 20 décembre, le gouvernement ayant accepté de décaler le débat en séance publique de mi-décembre à janvier pour laisser plus de temps aux auditions. Le projet de loi pourrait être examiné à partir du 29 janvier.
Alors que de nombreux élus, maires et parlementaires, continuent à faire part de leur opposition au projet de loi, l’Association des maires de France a été reçue hier, à sa demande, par la ministre de Justice. Lors de cette rencontre, l’association a proposé des « modalités susceptibles de concilier le respect de la loi et celui de la conscience des élus ». La mise en place de ces modalités va être étudiée dans le cadre d’un groupe de travail mis en place par la Chancellerie, en association avec l’AMF (voir ci-dessous).

