Les services publics sont même les seuls domaines où les Français pensent disposer d’un « avantage concurrentiel » sur leurs voisins européens. Qu’ils soient nationaux (59 %) ou locaux (55 %), ils estiment à une nette majorité que la situation de ces services est « meilleure » et « plus enviable » dans l’Hexagone. A l’inverse, ils pensent être nettement moins bien lotis que les autres Européens s’agissant du chômage (88 %), de la croissance (86 %), du pouvoir d’achat (80 %) ou encore de l’immigration (78 %).
Reste que les trois quarts des Français (75 %) sont particulièrement pessimistes quant à l’avenir puisqu’ils estiment que les services publics locaux vont se dégrader dans le futur (contre 25 % qui pensent que la situation va s’améliorer) et autant s’en inquiètent. Chose rare en France, cette inquiétude est unanime puisqu’elle est partagée, « dans des proportions comparables », au sein de tous les courants politiques : que ce soit par les électeurs de gauche (81 %), de droite (68 %) ou du Front national (75 %).
Ils considèrent, d’ailleurs, à une grande majorité (84 %) que ce thème est un aspect important des programmes des candidats. Pourtant, près de trois quarts d’entre eux (74 %) jugent que la question de l’investissement dans les services publics locaux est un sujet qui est « rarement évoqué » dans les débats électoraux.
Et même si 72 % d’entre eux ne « comprennent pas où les économies promises par beaucoup s’opéreront », le sujet est si important aux yeux des Français que près de six sur dix (59 %) affirment que les propositions des candidats sur ces questions impacteront leur choix au moment du vote.
Ce baromètre, intitulé « regard des Français et des Européens sur les services publics » a été effectué entre le 5 et le 12 janvier auprès de 1 010 Français représentatifs de la population française et âgés 18 ans et plus.

