Sécurité routière : des chiffres encourageants
La mortalité a diminué dans quasiment tous les secteurs : - 14% pour les automobilistes, - 7% pour les cyclistes. Fait notable : malgré le développement exponentiel des deux-roues motorisés et le retour massif du vélo en ville sous l’impulsion du vélo en libre-service, la mortalité baisse aussi pour ces usagers : - 3% pour les motards, - 8% pour les cyclistes. Le ministère note cependant que pour ces derniers, la mortalité reste « à un niveau supérieur à 2010 ». Seule ombre au tableau, les accidents de poids lourds. Ils ont provoqué un nombre de morts en hausse de 9%.
La vitesse reste la première cause d’accidents mortels (25% des cas), suivie par l’alcool (20 %). Rien d’étonnant donc à ce que les pouvoirs publics continuent de « réfléchir » sur une diminution de la vitesse sur le réseau secondaire – on parle depuis longtemps d’y diminuer la vitesse maximale autorisée à 80 km/h. Aucune décision n’a été prise en la matière, a confirmé hier le ministre. Sans doute les résultats de la diminution de 10 km/h de la vitesse autorisée sur le périphérique parisien, effective depuis dix jours, aura-t-elle valeur de test.
L’actualité a d’ailleurs été riche, ces derniers jours, dans le domaine de la sécurité routière. Vendredi dernier, le magazine Autoplus publiait une enquête qui jugeait « accablante » la situation des tunnels en matière de sécurité : issues de secours « impraticables » dans un tunnel sur cinq, bornes SOS « muettes » dans un cas sur deux , piétons « en danger » dans un tunnel sur trois… Quinze ans après la catastrophe du tunnel du Mont-Blanc et ses 39 morts, « il n’est pas admissible de constater autant de lacunes », conclut le journal. Dans la foulée de cette publication, le ministre chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, a aussitôt demandé une vaste « campagne de vérification des dispositifs de sécurité des tunnels ».
Le même ministre a également lancé hier une campagne de sensibilisation et d’information sur la mise en place des dispositifs d’éthylotests anti-démarrage (EAD) dans les autocars. Il est rappelé que l’ensemble des autocars en circulation devra obligatoirement être équipé de ce système à partir du 1er septembre 2015. Il faut, selon le ministre, « un engagement collectif (…) et une prise de conscience » des professionnels. Pour ce qui est d’équiper les voitures particulières avec des EAD, la question reste en débat. Elle sera notamment à l’ordre du jour des prochaines réunions du Comité interministériel à la sécurité routière, qui se tiendra à la fin du premier semestre 2014.

