Pas de diminution dans l'immédiat de la vitesse sur le réseau routier secondaire
Le CNSR va également se prononcer sur l’expérimentation de la circulation interfile pour les deux-roues dans les embouteillages. Largement pratiquée dans les faits, cette circulation est actuellement interdite en France et peut, déplorent les associations de motards, être triplement verbalisée selon l’actuel Code de la route (dépassement par la droite, non-respect des distances de sécurité et changement de voie non motivé par un changement de direction). Le CNSR devrait demander une expérimentation sur deux ans, et à la condition que les deux-roues ne puissent circuler entre les files à plus de 50 km/h.
Une autre proposition, beaucoup plus polémique, devrait être évoquée mais sans être votée par le CNSR : il s’agit de l’abaissement de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale sur route. Proposée par un comité d’experts au sein du CNSR, cette mesure permettrait, selon ces experts, de sauver « 350 à 400 vies par an ». Le seul problème est qu’elle est extrêmement impopulaire. Frédéric Péchenard, le délégué interministériel à la sécurité routière, reconnaît ce matin auprès de l’AFP que cette mesure est « la moins acceptée de toutes celles que peut proposer le CNSR ». A partir du moment où elle ne sera pas votée par le CNSR, la proposition ne pourra pas être arbitrée par le gouvernement. Il s’agit donc d’un ajournement de la mesure… probablement à après la période électorale.

