La « réunion de lancement » de la concertation avec les élus, organisée ce mardi à l’Hôtel Matignon, devrait permettre à l’État et aux élus d’arrêter la liste définitive des thèmes qui seront abordés. Le gouvernement a d’ores et déjà établi un programme de cinq réunions thématiques : la « gouvernance locale », le 6 juin, avec une volonté de la « simplifier », de « veiller à l’équilibre des compétences et favoriser l’articulation entre les partenaires » ; la « tranquillité publique », le 12 juin, avec notamment l’objectif de « recourir à une médiation sociale renouvelée (médiation itinérante, de nuit) » ; « Les jeunes exposés à la délinquance » seront au menu de deux réunions, les 18 juin et 25 juin, pour notamment « adapter les interventions précoces auprès des plus jeunes », « développer l’intervention des élus locaux en direction des familles et favoriser l’accompagnement parental », « prévenir la récidive des jeunes ». La prise en charge des « personnes vulnérables » sera abordée le 27 juin avec l’objectif d’« impliquer les élus dans le repérage la protection, et la prise en charge des personnes vulnérables, dont les femmes victimes de violences et les personnes âgées.
L’animation de cette concertation a été confiée au CIPDR. Outre les ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Outre-Mer, une douzaine de présidents d’associations d’élus sont conviés aux travaux (AMF, ADF, Régions de France, AdCF, France urbaine, FFSU, APVF, AMRF, Villes de France, Ville et banlieue de France, Anem et ANETT – élus des territoires touristiques). À l’issue des échanges avec les élus, le gouvernement devrait arrêter sa nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance. Désireux de « mieux travailler avec les maires et les polices municipales », selon les propos du Premier ministre lors du CIPDR du 11 avril, il pourrait également dévoiler ses intentions en matière d’évolution du continuum de sécurité en précisant les suites qu’il entend donner au rapport des députés Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue, remis à l’automne 2018, qui formulait des propositions pour « mieux articuler » le travail des forces de l’ordre nationales, des polices municipales et des entreprises de sécurité privées (lire Maire info du 12 septembre 2018).

