Les propositions des Villes moyennes pour un nouveau système de santé
Pour justifier ces propositions, les villes moyennes (qui représentent 40 % des centres hospitaliers et 45 % des cliniques privées) dressent un constat de la situation actuelle : les inégalités territoriales de santé se creusent, de même que les inégalités socio-économiques, l'offre de soins se concentre sans que les alternatives se développent suffisamment (comme l'hospitalisation à domicile) ou trop lentement (la télémédecine), sans oublier les difficultés financières des établissements publics de santé. Aux besoins récurrents de la population, l'association met en exergue de « nouveaux besoins », liés aux maladies chroniques, au vieillissement de la population et à la précarisation des plus jeunes notamment.
L'association tire le signal d'alarme sur « la tendance à la concentration de l'offre de soins ». Si celle-ci est « en partie justifiée au titre de la qualité », la FVM imagine ce qui pourrait advenir si cette tendance se maintenait dans les 20 prochaines années s'agissant de la chirurgie, spécialité concentrée dans une centaine de villes-centre. Alors qu'aujourd'hui seulement 1,4 million de Français sont à plus de 45 minutes d'un service de chirurgie, le nombre serait multiplié par 10. Un « scénario de l'inacceptable », pour la FVM.
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