Polices municipales : un choix avant tout politique pour les petites villes
Près de la moitié des polices municipales des petites villes sont armées (40 %) et 7 % pourraient l’être à court ou à moyen terme. A l’inverse, 53 % des maires ne souhaitent pas armer leurs policiers municipaux. L’étude révèle par ailleurs que le recours aux agents de surveillance de la voie publique (ASVP) est plus limité dans les petites villes que celui à la police municipale. Seules 34 % des villes ont recours en effet à des ASVP.
Autre enseignement de l’étude, la montée en puissance des dispositifs de vidéo-surveillance. Alors que 35 % des maires disposent d’outils de vidéo-surveillance, près de 22 % d’entre eux l’envisagent. « A court ou moyen terme, ce sont ainsi 57 % des petites villes qui ont répondu à l’enquête qui pourraient être munies de caméras de sécurité », souligne ainsi l’APVF. « Cette massification trouve en partie son explication dans l’usage récent qui a été fait des fonds dédiés au FIPD : en 2014, 19 millions d’euros étaient orientés vers le financement d’équipements relatifs à la vidéo-surveillance », explique l’association.
A noter enfin que près de 66 % des maires se déclarent favorables « à l’intercommunalisation progressive des moyens de production des politiques de sécurité », notamment en raison du contexte budgétaire lié à la baisse drastique des dotations. Pour 52 % des maires, « l’intercommunalisation représente une solution financière viable pour maintenir un service public de qualité », grâce « à des rendements d’échelle ».
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