Le sentiment d'insécurité augmente en zones rurales
L'étude publiée hier entre dans le détail de ce sentiment d'insécurité qui, observe l'ONDRP, « augmente pour toutes les tranches d'âge ». « La proportion de personnes qui appartiennent à un ménage s'étant déclaré victime d'atteintes contre son logement ou disant avoir eu connaissance de cambriolages, écrit l'observatoire, a augmenté de cinq points » sur ces mêmes périodes.
L’ONDRP souligne également que la part des personnes habitant en zones rurales et exprimant un sentiment d’insécurité à leur domicile a fortement augmenté entre 2010 et 2012. En conséquence, la part du sentiment d’insécurité ressenti dans les communes rurales (15,4%) s’établit au niveau de celle existante dans les zones périurbaines (15,3%), contre 16,7 % en banlieue et 16 % dans les villes-centre.
Fait nouveau également, on se sent plus en insécurité en Bourgogne, en Basse-Normandie, dans le Nord Pas-de-Calais, des régions où les cambriolages ont récemment explosé, que dans l'Ile-de-France ou la région Rhône-Alpes par exemple.
L’augmentation des cambriolages en millieu rural explique donc en grande partie cette évolution du sentiment d’insécurité qui s’y exprime. Ainsi, révèle l’étude, 19,4 % des personnes interrogées n’ayant pas été elles-même victimes d’un cambriolage mais ayant connaissance de cambiolages dans le voisinage expriment aujourd’hui un sentiment d’insécurité. Elles n’étaient que 11, 1 % à le faire entre 2007 et 2009.
Télécharger l’enquête de l’INSEE-ONDRP.

