Les sénateurs font aussi des propositions en matière de carte intercommunale, la reconfiguration ayant conduit à leurs yeux à un « paysage intercommunal qui apparaît brouillé et inachevé ».
Pour remettre de l’ordre, et réintroduire de la cohérence, ils proposent notamment de réformer la dotation d’intercommunalité en retenant pour le calcul de son montant des critères fondés sur les caractères propres de l’intercommunalité (population, charges de centralité et de ruralité, degré d’intégration), indépendamment de la catégorie à laquelle elle appartient.
Par ailleurs, pour améliorer la gouvernance des grandes intercommunalités, ils préconisent d’instituer dans toute communauté de plus de 30 communes, « dans laquelle il n’est pas possible d’associer tous les maires à la gouvernance intercommunale », une conférence communautaire réunissant l’ensemble des maires des communes membres. Autres préconisations sénatoriales : conforter la commune comme circonscription de base pour l’élection des conseillers communautaires et métropolitains ou encore prévoir la faculté, pour les intercommunalités « XXL », à la demande de la majorité des communes membres ou des communes représentant au moins la moitié de la population, de saisir la CDCI pour modifier leur périmètre.
Les sénateurs se montrent toujours aussi défavorables à la multiplication du nombre de métropoles et proposent donc « d’en limiter la création aux seuls territoires très urbanisés en continu ».

