Pour améliorer le fonctionnement des polices municipales, François Pillet et René Vandierendonck font 25 propositions. La première, qui pourrait faire consensus, est de créer une police territoriale en fusionnant la police municipale, les gardes champêtres et les agents de surveillance de la voie publique (ASVP). « Cette réforme mettra fin à l’éparpillement des statuts et sera un facteur de lisibilité des compétences pour les citoyens », plaident les deux sénateurs. Ils recommandent aussi une meilleure coordination entre les forces de l’ordre (police et gendarmerie) et polices municipales. Elle devra passer par de nouvelles conventions de coordination signées par les procureurs et dans lesquelles, « devra être indiqué très précisément qui fait quoi, où, quand, comment en matière de police de proximité, a expliqué René Vandierendonck. L’objectif est d’obtenir de l’Etat qu’il contractualise de manière moins désinvolte qu’aujourd’hui ». Le rapport propose aussi d’encourager une meilleure mutualisation intercommunale des polices municipales, y voyant là un gage d’efficacité.
En revanche, les deux sénateurs plaident pour le statu quo en matière d’armement, cette question relevant pour eux « de la liberté des maires ». Ils recommandent également de ne plus renforcer les prérogatives judiciaires des policiers muncipaux.
Ce rapport devrait être remis officiellement au ministre de l’Intérieur prochainement. Les deux sénateurs ont aussi évoqué l’hypothèse d’une proposition de loi reprenant certaines de leurs propositions, dont celle créant la police territoriale.

