Parmi « les effets pervers » de cette tarification à l'heure dénoncés par l’AMF figure l'effet dissuasif sur des ouvertures plus tôt le matin ou plus tard le soir, pendant les vacances. « Les gestionnaires de crèches ne peuvent continuer à absorber seuls les conséquences financières résultant, d’une part, de l’évolution des besoins des familles et, d’autre part, de l’impossible conciliation d’une logique purement comptable et d’une responsabilité sociale, d’autant que le contexte actuel de baisse des dotations de l’État contraint les communes et intercommunalités à réaliser d’importants arbitrages financiers », ajoute l'AMF.
La prochaine renégociation entre l’État et la Cnaf apparaît donc comme l'opportunité que l'AMF ne veut pas manquer. D'autant que la ministre des Familles, Laurence Rossignol, a annoncé que cette question de la tarification allait faire l'objet d'un groupe de travail (lire Maire info du 18 novembre). L'AMF demande donc à en être partie prenante. Et non plus d’être tenue à l’écart comme lors des précédentes COG où les maires n'ont été ni associés ni consultés, que ce soit pour leur évaluation ou leur négociation. Des courriers ont été envoyés en ce sens la semaine dernière à la ministre des Familles, au président et au directeur de la Cnaf.

