Le conflit entre les gérants et le gouvernement se cristallise autour du décret en préparation au ministère des Outre-mer, décret qui viserait à libéraliser les prix des carburants outre-mer. Dans ces régions en effet, contrairement à ce qui se pratique en métropole, les prix ne sont pas libres. Le dernier décret en vigueur est celui du 8 novembre 2010, à la suite des grandes grèves du printemps 2010 sur la cherté de la vie. Selon ce décret, les prix des carburants et du gaz sont fixés chaque premier jour du mois par les préfets.
Alors qu’une réunion de négociations entre les services du ministère et les représentants des gérants a eu lieu la semaine dernière, la situation est dans l’impasse : les gérants réclament non seulement le maintien du décret de 2010 mais une augmentation de 1,5 centime d’euros par litre de carburant, quand le gouvernement veut un aménagement du décret et une certaine libéralisation pour amener une baisse des prix. « Il n’est pas question d’imposer au consommateur une augmentation de 1,5 centime qu’aujourd’hui, à mon sens, rien n’explique », a déclaré au sortir de la réunion le ministre des Outre-mer, Victorin Lurel.
A la suite de l’annonce de l’extension du conflit aux Antilles, des files d’attente importantes se constituent déjà devant les stations-service de ces territoires, selon la presse locale.

