La crise économique de 2008-2009 continue de produire « des effets particulièrement inquiétants », en particulier pour les plus modestes, qui sont les premiers touchés par la montée du chômage et de la pauvreté.
Signe d'une dégradation de la situation pour les locataires, « les impayés progressent et de nouveaux records » ont été atteints pour les expulsions (113 000 en 2011). En 2011, plus de 6 millions de ménages ont bénéfié d'une aide au logement, soit le « niveau le plus élevé » depuis la création de ces aides.
Pour les sans-domicile, la Fondation observe que l'augmentation des appels au 115 « se manifeste dans des territoires jusqu'à présent épargnés, y compris dans les zones rurales ».
Les logements inconfortables ou surpeuplés ne sont d'ailleurs pas l'apanage de Paris et des grandes villes. « De façon inattendue », c'est dans les grandes villes à prix bas que le mal-logement est le plus présent, concernant près de 4 ménages sur 10.
L'explosion du nombre de familles mono-parentales (1,7 million de ménages) génère aussi de nouvelles situations de mal-logement, auxquelles répondent mal les politiques publiques.
Mais pour atteindre l'objectif de production de 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, comme préconisé dans le « Contral social » qu'avait signé le candidat Hollande, il faudra que l'Etat s'implique davantage financièrement, insiste la Fondation.
Elle réclame surtout une vraie « cohérence » de la politique du logement, pour que les plus modestes, fragilisés par la crise, ne se retrouvent pas à la rue, contraints alors de faire appel à l'hébergement d'urgence déjà totalement engorgé.
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