Patrick Devedjian, ministre délégué aux Libertés locales, et Gilles de Robien, ministre des Transports, ont défendu en fin de semaine à Clermont-Ferrand le projet de loi de décentralisation (responsabilités locales) devant lAssemblée des communautés de France (ADCF) qui estime que le texte a «quasiment oublié le volet intercommunal».
Invité de la 14e Convention nationale de lADCF, Patrick Devedjian a déclaré que la décentralisation était une mesure «difficile», compte tenu des souhaits «souvent contradictoires» des acteurs locaux.
Marc Censi, maire de Rodez et président de lADCF, a réclamé à lEtat «plus de libertés» pour les structures intercommunales qui «ont été quasiment oubliées par la loi». «Lintercommunalité na pas été mal traitée par la loi puisquelle est désormais citée à deux reprises dans la Constitution : elle pourra être chef de file de projets locaux et bénéficier de lexpérimentation», a répondu le ministre qui préside lui-même une structure intercommunale, la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre, en région Île-de-France.
«Lintercommunalité na pas attendu le législateur pour se développer puisque 80% des Français vivent déjà dans une commune appartenant à une communauté de communes, urbaine ou dagglomération», a, de son côté, déclaré Gilles de Robien. Patrick Devedjian a enfin estimé «prématurée» la question de lélection au suffrage universel des délégués de lintercommunalité, actuellement en débat au sein de lADCF. «Les petits maires y sont farouchement opposés car ils y perdraient une partie de leur légitimité et refuseraient dentrer dans l'intercommunalité. »

