Selon lui, « la question n’est celle du nombre des fonctionnaires mais celle du niveau de service public que nous voulons offrir aux Français ». Les agents territoriaux exercent des missions essentielles dans les domaines de la petite enfance, de l’éducation, de l’aide aux personnes âgées mais aussi dans le champ de la sécurité publique avec les policiers municipaux qui, selon le président du CSFPT, « justifient le maintien du statut garantissant un cadre d’exercice homogène de ces missions que les employeurs publics eux-mêmes ne remettent pas en cause ». Le secrétaire général de l’Association des maires de France a du reste indiqué que « l’AMF va proposer aux candidats à l’élection présidentielle de signer une charte d’engagement dans laquelle figure la préservation du statut de la fonction publique et du service public ».
A court terme, le CSFPT va continuer l’examen des textes d’application de l’accord sur la modernisation des parcours professionnels, des carrières et des rémunérations (PPCR). Il se penchera sur les évolutions nécessaires de la filière animation et sur celle du métier d’Atsem. Et poursuivra ses réflexions sur la protection sociale complémentaire des agents et l’amélioration des dispositifs de reclassement et de reconversion professionnelle des agents. Nul doute que Philippe Laurent examinera aussi avec intérêt les propositions du président du Conseil économique, social et environnemental chargé par le Premier ministre d’un rapport sur l’avenir de la fonction publique qu’il devrait remettre en décembre. De même que les résultats de la consultation « Ma fonction publique se réinvente » lancé le 1er septembre par la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, auprès des agents des trois fonctions publiques, dont les résultats sont attendus d’ici la fin de cette année (lire Maire Info du 5 septembre).

