Bernard Pêcheur propose ainsi de sortir d’un classement en catégories A,B,C, basé sur le seul critère du dipôme pour en introduire d’autres. Ou, plus audiacieux, de remplacer les trois catégories actuelles par « cinq niveaux de fonction », voire en créer un sixième pour les plus hauts niveaux de responsabilités.
A cela s'ajoutent de « nouveaux enjeux et nouveaux défis », poursuit le rapport qui recommande de restaurer la confiance publique, répondre à l'évolution des missions publiques, ou encore rendre la fonction publique attractive (face aux départs en retraite nombreux à venir). Parmi les « pistes de progrès », le rapport propose de « rendre plus transparents les recrutements des contractuels et agents de catégorie C sans concours », de réaliser « un audit tout les cinq ans des règles indemnitaires », « de rendre plus flexibles les mécanismes d'avancement d'échelon », « d'encadrer les recours aux non titulaires » , car malgré « 17 plans de titularisation depuis 1950, leur volant demeure ou se reconstitue » ), de « revoir le dispositif d'avancement promouvables/promus », ainsi que de négocier un « contrat triennal » sur la politique salariale.
Parmi les mesures innovantes, on relève la suggestion de créer des « cadres professionnels communs pour certains professions transfonction». S'agissant des employeurs publics, le rapport recommande de « mieux les associer aux prises de décision et de négociation », ainsi que de rendre « plus prospectif et stratège » le conseil commun de la fonction publique (le CCFP doit être réuni ce jour).
Jean-Marc Ayrault a demandé hier à Marylise Lebranchu de « lui proposer des premières orientations avant la fin de l'année 2013 » et « d'engager à cet effet un dialogue nourri avec les employeurs et les organisations syndicales ». Celles ci devraient être reçues une première fois le 7 novembre.

