L’étude met, une nouvelle fois, en évidence un repli des dépenses d’investissement (hors remboursement de la dette), entre 2014 et 2015, qui atteint 10,5 milliards d’euros, soit 24 % du budget total. Plus particulièrement, les dépenses d’équipement enregistrent une nette diminution (- 8,5 %). Dans cette situation, les groupements s’en sortent plutôt bien et maintiennent leurs investissements d’équipement (+0,9 %) alors que, au contraire, les communes voient leur nombre de projets chuter de 16,4 %.
Cette situation impacte ainsi les budgets qui se retrouvent en repli de 1,3 % sur la même période. « L’ensemble intercommunal (groupements et communes) le plus impacté par cette tendance baissière est celui des communautés urbaines, avec un budget en diminution de 4,4 % contre -2,9 % pour les communautés d’agglomération », observe l’étude. Les métropoles, elles, résistent avec une légère hausse de 0,3 %.
Côté dépenses, les territoires urbains sont restés particulièrement modérés avec des dépenses de fonctionnement quasi stables (+ 0,8%). Pour preuve, les charges de personnels affichent une « hausse contenue » de 1,6 %, les communes se limitant même à 1,4 %. Ce poste présente d’ailleurs les évolutions « les plus uniformes d’un territoire à l’autre », note l’étude. Et, même légère, la hausse des recettes de fonctionnement associée à une progression contenue des dépenses de fonctionnement conduit « l’épargne à croître de 8,2 % en 2015 à un niveau de 7,4 milliards d’euros », permettant de « stabiliser la dette ».
Parallèlement, les ressources totales (hors emprunts) se sont élevées à 44,9 milliards d’euros en 2015 (sur un total national du bloc communal de 128,3 milliards d'euros), soit une hausse de 1,5 %. Cette évolution est le résultat de deux tendances contraires, selon l’étude : une baisse significative des dotations de l’Etat (équivalente à 11 % de l’épargne brute des communes et à 9 % de celle des groupements) et une croissance marquée des recettes fiscales (+4,3 %).
Alors que les recettes fiscales ont été perçues à 53 % par les groupements et à 47 % par les communes, l’étude précise que les contributions directes ont ainsi augmenté de 4,6 % (résultat d’une hausse des bases d’environ 3,9 % et d’une progression de 0,7 point des taux).
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(1) Au total ce sont donc 50 groupements à fiscalité propre et 1 653 communes qui sont analysés. L'ensemble regroupe plus de 17 millions d'habitants, présents sur 41 départements.

