L'AMF lance un nouveau cri d'alarme sur les conséquences de la baisse des dotations
Ce prélèvement est aussi « arbitraire », « disproportionné », « insoutenable », « risqué pour l’économie » et « pénalisant pour l’emploi », ajoute l’association. « Il est abitraire parce que les transferts financiers de l'Etat vers les collectivités correspondent à des compensations d'impôts supprimés, à des transferts de charges consécutifs à des transferts de compétences », argumente longuement l’AMF dans son communiqué. « Il est disproportionné parce que le secteur local connait une diminution nette de ses recettes tandis que les dépenses des autres administrations ne seront soumises qu’à une moindre progression (...) insupportable parce que les collectivités n'ont pas de trésor caché sur lequel on peut prélever sans dommage (...) risqué pour l’attractivité économique parce qu’un des points forts du pays, ce sont les infrastructures financées en majeure partie par les collectivités locales (...) pénalisant pour l’emploi parce que les investissements publics locaux (37 milliards pour le seul bloc communal) vont fortement baisser dès 2015. Cela représente une perte de dizaine de milliers d’emplois, dans le BTP par exemple ».
Un « contexte » qui amène l’AMF à faire quatre demandes à la veille de la présentation du PLF 2015. L’association demande ainsi « la diminution du volume et la modification du rythme de la contribution, un véritable choc de simplification des normes et des mesures ayant un impact immédiat sur les dépenses locales, le maintien des recettes locales des collectivités territoriales que l’Etat envisage de modifier ou supprimer dans le PLF 2015 et une amélioration du taux du FCTVA et l’accélération de son remboursement ». L’AMF propose par ailleurs « la mise en place d’un fonds spécifique afin de soutenir l’investissement public local ».

