Selon une étude publiée dans la lettre Premières informations et premières synthèses du ministre de l’Emploi et de la solidarité sur les sorties du programme “ nouveaux services, emplois-jeunes ”, un peu plus de 27 000 jeunes, embauchés entre 1997 et 1999 (hors éducation nationale et police nationale), étaient, à la fin du premier semestre 2000, sortis du dispositif.
Le taux de sortie pour les embauches de ces deux années s'élève ainsi à 21 %. Les jeunes les plus diplômés et ceux employés par des associations sont plus concernés que les autres par ces départs. L'enquête menée auprès des jeunes sortis du dispositif montre que 6 % d'entre eux entrent en formation, 56 % retrouvent un emploi, dans deux cas sur cinq en contrat à durée indéterminée, et dans neuf cas sur dix à temps plein. Si un tiers des jeunes sortis du programme sont au chômage immédiatement après la rupture de leur contrat, ils ne sont plus que 16 % dans cette situation quelques mois plus tard.
Toujours selon cette étude, le point de vue des jeunes sur le programme est partagé. Ils considèrent le plus souvent que cette expérience a été positive, mais stigmatisent certains aspects du dispositif.
De son côté, Jean-Claude Boulard, ancien rapporteur du projet de loi emplois-jeunes, a, dans son rapport pour 2001 publié début novembre dernier, dressé un bilan sommaire des emplois-jeunes en notant qu'à la fin du mois d'août 2000 254 500 emplois avaient été créés et donné lieu à 263 800 embauches. Le nombre des embauches est devenu supérieur à celui des emplois créés en raison du remplacement des jeunes ayant prématurément quitté le dispositif.
Jean-Claude Boulard estime que l'État devrait "mettre en œuvre un système d'aide dégressive" pour pérenniser les emplois-jeunes du secteur associatif.
Selon le ministère, d'ici à la fin de l'année 2000 plus de 280 000 jeunes auront bénéficié du programme. Les associations, collectivités locales et établissements publics ont réalisé à eux seuls 160 000 de ces embauches, soit plus de 57% du total. L'Éducation nationale a embauché, quant à elle, 83 000 emplois-jeunes, la police 20 000 et la Justice 800, selon le rapport, citant le ministère de l'Emploi et de la solidarité.

