Emplois d'avenir : manque de moyens et pression excessive sur les missions locales
« Autre point de tension, le versement en plusieurs fois de la subvention » qui empêche toute « vision à moyen terme dans le cadre des recrutements ou des extensions de temps de travail pour les salariés déjà présents », ce qui apparait, insiste l'étude, à tout le moins « paradoxal » pour un organisme chargé de lutter contre la précarité des emplois...
La « pression excessive » subie par les missions locales au lancement du dispositif (pour avoir « un résultat rapide » ), est loin de diminuer du coté de l’État, malgré les bons résultats obtenus finalement regrettent les directeurs.
Les missions locales ont gagné, en revanche, « un changement de regard » de la part des acteurs territoriaux sur leur travail et l'étendue de leur compétence, les sortant de l'image répandue et réductrice « d'associations qui s'occupent de jeunes qui ont des problèmes ».
En conclusion, le dispositif emplois d'avenir leur apparaît comme « une bonne mesure », mais, « le volume de travail (et le manque de moyens en regard) induit une concentration des missions locales sur le dispositif avec le risque à court terme d’un désinvestissement sur les autres champs d’action, sur les autres dispositifs », souligne l'étude.
Consulter l’étude de l'ANDML sur les premiers enseignements relatifs à la mise en œuvre des emplois d'avenir.

