Les candidatures sans étiquette dans les communes de moins de 3 500 habitants de nouveau autorisées ?
L’Association des maires de France avait alors saisi le ministère de l’Intérieur pour soulever le problème que cela pouvait poser, notamment dans les petites communes rurales, où les candidats ne sont bien souvent membres d’aucun parti et où les listes regroupent diverses sensibilités politiques. L’AMF réclamait « la création d’une catégorie non inscrit ou sans étiquette pour ne pas nier cette réalité » (lire Maire info 3 mars). Relayant cette demande, Jean-Claude Carle a déclaré hier que « certaines étiquettes et nuances ne recoupent pas les réalités locales ». « Nous voulons mettre fin à cette entrave à l'expression des sensibilités politiques, qui passe souvent dans les petites communes par une non-politisation des candidats », a-t-il encore dit, ajoutant que « le rattachement arbitraire à une nuance, de gauche ou de droite, n'y a aucun sens : il est source de confusion ».
Le très court texte (deux articles) adopté hier prévoit qu'une nuance politique ne peut être attribuée aux candidats à l'élection des conseils municipaux et aux membres du conseil municipal, dans les communes de moins de 3 500 habitants, que sous réserve qu'ils aient choisi une étiquette politique. En outre, les candidats disposent d'un droit d'accès et de rectification à leur déclaration de candidature.
Le ministre de l’Intérieur, qui proposait un amendement prévoyant la publication par son ministère des nuances attribuées aux candidats uniquement à la fin du scrutin, a vu ce dernier rejeté.
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