Loi « Florange » : le Conseil constitutionnel annule les sanctions contre les entreprises
Rappelons que la loi, adoptée en février, deux ans après l’engagement de François Hollande, à Florange, d’empêcher les fermetures de sites par des entreprises non déficitaires, imposait aux entreprises de plus de 1 000 salariés de chercher un repreneur pendant trois mois avant de fermer, sous peine de pénalités plafonnées à 2 % du chiffre d’affaires (lire Maire info du 25 février). En outre, l’employeur ne pouvait refuser une offre sérieuse de reprise que pour un « motif légitime » - par exemple, en invoquant le fait que le maintien de l’entreprise mettait en péril « la poursuite de l’ensemble et l’activité de l’entreprise cessionnaire ».
Le Conseil constitutionnel a jugé que cet obligation d’accepter une offre de reprise était « contraire à la liberté d'entreprendre et au droit de propriété », en raison des « contraintes » qu’elle fait peser sur les choix économiques de l’entreprise, et l’a donc censurée.
En revanche, l’obligation de recherche d’un repreneur a été jugée conforme à la Constitution – mais en l’absence de sanctions, il risque de ne rester de la loi qu’une coquille vide.
Consulter la décision du Conseil constitutionnel.

