Premiers arbitrages sur la prochaine carte scolaire : la tension monte
Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, conteste ces affirmations. Il considère que le gouvernement a « désigné l’école primaire comme une priorité et (...) nous y avons créé 3 000 postes, et cela en dépit d’une baisse démographique ». Le gouvernement défend aussi sa « politique volontariste pour les départements ruraux » qui « se traduit, en ce moment même, par le maintien de classes qui auraient été supprimées en temps normal ». Pour le ministre, « on pourra toujours citer une classe ou une école qui ferme, ce fut le cas sous toutes les majorités. C’est cela que j’appelle la démagogie ».
Hier, le syndicat d'enseignants le SNUIPP a maintenu que le nombre de postes créés - 3 880 dans le primaire selon le syndicat – est insuffisant. Conséquence, « pour équilibrer leurs dotations, les DASEN sont conduites à fermer beaucoup de classes, particulièrement en maternelle et dans le rural », réaffirme le syndicat. Sur le terrain, la grogne monte effectivement. Des mouvements de grève sont annoncés ici et là. Le SNUIPP a commencé à faire, fin janvier, un tour des régions et recenser ces pertes de postes dont seraient victimes les écoles rurales.
Pour l'AMF, le sujet devient effectivement d'actualité. L'association a été plus directement alertée par plusieurs communes des Hauts-de-Seine. Ce qui indiquerait, qu'a priori, cette situation ne concerne pas que les territoires ruraux mais également des écoles aux franges des réseaux d'éducation prioritaire.

