Alors que les arbitrages sur la prochaine loi de finances sont en cours autour de la dotation d'aménagement des communes et circonscriptions d'outre-mer (Dacom, régime particulier s’appliquant à l’Outre-mer en matière de péréquation verticale), le sénateur demande à Manuel Valls de « revoir à la hausse la dotation de péréquation des Outre-mer » et dénonce – dans ce courrier dont l'AFP a obtenu copie – « d'un côté, une péréquation renforcée à l'égard des communes fragiles de l'Hexagone et, de l'autre, pour les Dom, une quote-part de solidarité nationale plafonnée arbitrairement », qui les « pénalise »
« Le mandat présidentiel touche à sa fin et le terminer sans avancées réelles et concrètes dans le calcul de la dotation de péréquation ultramarine serait très préjudiciable pour le crédit du président dans nos outre-mer », estime le sénateur, qui rappelle avoir fait à plusieurs reprises des propositions pour améliorer cette dotation.
Le sénateur-maire de Mana (Guyane) reprochait déjà à la Dacom, en avril dernier dans une note mettant en évidence les problèmes posés par la réforme de la DGF sur les communes ultramarines (lire Maire info du 26 avril), de ne « toujours pas [être] à niveau » et « pas péréquatrice ». Pour y remédier, il proposait de « procéder à un rattrapage en faveur des Dom dès la loi de finances rectificatives 2016 », de « mettre de la péréquation dans la répartition de la quote-part DSU/DSR réservée aux Drom » (départements et régions d’outre-mer) et de « mettre la Dacom à niveau dans le cadre de la réforme de la DGF ».
Pour cela, Georges Patient recommandait d’appliquer le droit commun, de majorer le système de quote-part au-delà des 33 % actuels, ou encore de calculer la Dacom en se référant « aux moyennes des communes éligibles à la DSU et à la DSR, éventuellement majorées de 33 % ».
Par ailleurs, il demande pour les communes guyanaises que l'intégralité de la dotation globale garantie (une ressource issue de l'octroi de mer, l'impôt spécifique aux Outre-mer) leur soit versée, comme c'est le cas pour les communes de Guadeloupe, Martinique, Réunion et Mayotte. En Guyane, une partie de cette dotation globale garantie est versée au département.

