Le représentant de l’Association des maires de France dans ce débat, Martial Saddier, a rappelé l’implication des maires dans les questions de développement durable et leur rôle crucial dans la réussite de la transition énergétique. Il a souligné l’importance qu’attache l’AMF au maintien de la « subsidiarité » et de la « péréquation tarifaire nationale » et fait part des inquiétudes de l’association quant aux moyens financiers dont disposeront les maires pour porter, notamment, les travaux de rénovation thermique des bâtiments. Martial Saddier a relayé l'opposition de l’AMF à l’article 3 du projet de loi, qui prévoit « que la loi permette de passer outre les autorisations d’urbanisme délivrées par les collectivités territoriales, communes ou intercommunalités, si la compétence est déléguée ». Il a également, en matière de déchets, pointé une mesure qui « inquiète fortement » l’association : « L’article 21 prévoit de donner aux éco-organismes la possibilité de sanctionner la gestion des déchets d’une collectivité, ce qui nous paraît tout simplement inacceptable du point de vue tant du bon fonctionnement de ce service que du respect de l’autonomie des collectivités territoriales. »
La discussion sur le texte, qui débutera le 1er octobre prochain, promet d’être extrêmement fournie : pas moins de 2 118 amendements ont été déposés sur ce projet de loi par les différents groupes politiques. En revanche, le texte ne passera qu’une seule fois devant chaque Chambre, selon la procédure dite accélérée.
Lire le compte-rendu des interventions des associations d’élus devant la commission spéciale.

