Fusion de la Bourgogne et de la Franche-Comté : une « préfiguration » du redécoupage des régions
Les régions Bourgogne et Franche-Comté avaient été les premières, le 14 mai dernier, à annoncer leur volonté de se rapprocher en vue de fusionner leurs administrations. « Je souhaite que cette expérimentation à taille réelle soit accompagnée par l'Etat et soit un exemple, avec un guide des bonnes pratiques, pour les autres régions qui auront à faire le même travail », a ajouté Marylise Lebranchu. Dans un communiqué publié le jour même, la ministre précisait que « l’accompagnement de l'Etat » serait « assuré par une équipe dédiée au sein du Secrétariat général pour la modernisation de l'action publique » et aurait « pour objet de lever les obstacles législatifs et réglementaires à la réussite de ces rapprochements volontaires ».
La coopération des deux régions est déjà engagée depuis plusieurs années au niveau de leurs centres hospitaliers universitaires (CHU) et de leurs universités. « Nous sommes en marche et avons déjà un plan de chantier de coopérations que nous nous sommes fixés », a fait savoir la présidente de la région Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, soulignant « l'intérêt des deux régions d'unir leurs forces pour s'affirmer dans l'avenir, en France et Europe ». Selon elle, « dans ce nouvel ensemble Bourgogne - Franche-Comté, il n'y aura pas une capitale qui sera Besançon ou Dijon, il y aura une métropole entre Dijon et Besançon ».
François Patriat, président de la région Bourgogne a noté pour sa part que « l'important n'est pas de savoir où sera la capitale, mais de parler aux territoires périphériques, comme la Nièvre », susceptibles d'être attirés par d'autres régions.
A l’inverse, les parlementaires de droite et du centre de Bourgogne et de Franche-Comté ont affiché dans un communiqué commun leur opposition au projet de fusion des deux régions. Se disant favorables à la simplification du « mille-feuille territorial et à une réforme de fond, cohérente », ils demandent le retour à la loi de 2010 qui instituait un conseiller territorial devant « remplacer les conseillers généraux et régionaux et fusionner à terme régions et départements ». (Avec Afp).

