Le Fisac sera « recentré » sur les territoires ruraux et les quartiers prioritaires
Michel Savin avait relayé les inquiétudes des élus sur la baisse des crédits du Fisac (-21% en 2013), rappelant que le Fisac permet « tant de préserver que de conserver un tissu commercial diversifié (…) et de soutenir les projets de redynamisation du commerce et de l’artisanat ».
Le ministère a répondu en soulignant « l’effet ciseau » entre la « très forte augmentation » des dossiers Fisac (1218 dossiers de demande en 2012 contre 783 en 2008) et la diminution des crédits, passés de 60 millions d’euros en 2008 à 32 millions en 2013. Cet effet ciseau a rendu insoutenable le dispositif, en l’état, ce qui a conduit le précédent gouvernement à restreindre l’accès au Fisac, « en excluant des dépenses subventionnables les aménagements urbains réalisés dans les communes de plus de 3 000 habitants », à l’exception des dépenses incontestablement liées aux activités commerciales (rénovation de halles et marchés, signalétique commerciale, etc.).
Dans ce contexte, Sylvia Pinel, l’actuelle ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, a souhaité qu’une mission d’inspection « procède à une évaluation complète du Fisac », à l’issue de laquelle le gouvernement a décidé que « les financements indispensables au dynamisme économique des territoires seraient préservés ». Mais, au regard des exigences de réduction des dépenses de l’État, une « refonte » du dispositif est jugée « nécessaire ». Elle se fera dans le cadre du projet de loi relatif à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises, et se soldera, annonce le ministère, par « un recentrage sur le soutien à apporter aux communes rurales et aux quartiers prioritaires de la ville, pour les aider à maintenir et développer leurs activités commerciales et artisanales ».
Le projet de loi relatif à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises a été présenté en Conseil des ministres à la fin du mois d’août dernier, et déposé dans la foulée à l’Assemblée nationale. Il est actuellement entre les mains de la commission aux Affaires économiques.

