S’agissant de l’élection directe d’une partie des conseillers métropolitains dès 2020, les élus urbains ont indiqué hier qu’ils y voyaient « une avancée » et attendaient qu’une loi spécifique en précise les conditions. Là encore, cette position n’est pas partagée par l’AMF qui a dénoncé le vote sans concertation de cette disposition à l'Assemblée nationale. Les élus des grandes villes ont aussi exprimé le souhait hier que le seuil de création des communautés urbaines, fixé actuellement dans le texte à 250 000 habitants, ne bouge pas.
Côté finances publiques, les deux associations (ACUF et AMGVF) se sont dites prêtes à prendre part à la réduction des dotations de l’Etat. « Il faut toutefois qu’elles soient équitablement réparties entre les différents niveaux de collectivités », a glissé Michel Destot. « Cet effort doit de plus être compensé par un allégement des normes et des dépenses contraintes », a affirmé de son côté Maurice Vincent, sénateur maire de Saint-Etienne. Appelant à une mise en pratique rapide du « choc de simplification » annoncé par le gouvernement, l’élu a notamment pointé les normes sportives ou encore celles relatives à l’eau.
Concernant le volet péréquation, les maires urbains souhaitent que l’évolution du FPIC soit fléchée en fonction des dotations spécialisées DSU et DSR. Enfin, les élus ont salué la création d’un fonds de soutien sur les emprunts structurés. « C’est une bonne initiative mais nous veillerons à ce que sa mise en oeuvre fasse l’objet de discussions précises. Le diable se cache toujours dans les détails », a prévenu le maire de Saint-Etienne.

