Manuel Valls veut mettre en place un groupe de travail élus-gouvernement sur la réforme territoriale
Reçus les premiers, les départements ne sont pas forcément sortis « rassurés » de la réunion, comme l’a indiqué Claudy Lebreton, président de l’ADF. Recevant d'abord une délégation de l’ADF, le chef du gouvernement les a mis « au défi d'écrire la page de la nouvelle organisation territoriale, avec les bornes qu'il a fixées à l'Assemblée : au 1er janvier 2017, nouvelle carte des régions (...), à l'horizon 2021, (suppression) du conseil départemental » qui remplacera en 2015 le conseil général, a déclaré Claudy Lebreton.
La suppression des conseils départementaux en 2021 « figurera dans l'exposé des motifs » du deuxième projet de loi sur la décentralisation, ont indiqué Claudy Lebreton et Patrick Kanner, président du conseil général du Nord. Ce texte sera présenté en Conseil des ministres à la mi-mai, ont indiqué les élus, ce qu'a confirmé la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu, présente à ces rencontres.
Les présidents de conseils généraux, a aussi indiqué Claudy Lebreton, ont « défendu le bien-fondé des départements, à un moment où on va avoir des régions plus grandes, donc plus éloignées de nos concitoyens ». « Nous ne sommes pas d'affreux conservateurs », a insisté le président de l’ADF. « Nous ne sommes pas arc-boutés sur nos compétences, nous sommes prêts à faire bouger les lignes », a renchéri Bruno Sido, président du conseil général de la Haute-Marne.
Changement de discours une heure plus tard, lorsque le président de l'Association des régions de France, Alain Rousset s'est dit « assez satisfait de voir une volonté d'enfin moderniser la France ». « L'impression que l'on retire, c'est qu'il y a un nouveau départ », a-t-il affirmé. Selon lui, Manuel Valls veut « repenser la totalité de la carte territoriale, pas seulement celle des régions » mais « n'a pas présenté la carte des régions pour 2017 ». « Nous pouvons passer soit par des fusions, soit par des regroupements », a ajouté le président de l'ARF. Pour l’association, le problème est moins la taille des régions que la concurrence sur les territoires avec l'Etat. « La suppression des doublons entre l'Etat et les régions est un élément essentiel et d'efficacité et d'économie », a insisté Alain Rousset.
Le Premier ministre « recevra dans les prochains jours les associations représentant les villes et les intercommunalités », précise le communiqué de Matignon. (avec AFP)

