De son côté, le président de l’association des maires d’Ile-de-France (AMIF), Michel Teulet, maire de Gagny, est resté réservé sur la création d’une autorité coercitive. « Lors de nos assises de l’habitat, nous avons fait un sondage qui a témoigné du refus des maires de se laisser imposer quoi que ce soit en matière de logement », a-t-il indiqué à Maire Info. Au-delà, pour le président de l’AMIF, la création d’un Grand Paris devra préserver la place des communes. « Il faut régler la question de savoir si la métropole travaillera avec les intercommunalités ou les maires. Si c’est avec les premières, les maires vont quasiment disparaître en efficacité. Ces derniers sont très attachés à leur rôle qui est garanti par la Constitution », a-t-il insisté.
Des interrogations, le nouveau président de Paris Métropole et maire de Sceaux, Philippe Laurent, en a lui aussi. « Nous sommes nombreux à ne pas être convaincus par la création d’une autorité. Je ne crois pas à la coercition, ni aux transferts de pouvoirs des maires vers une instance nouvelle, car ceux-ci ont un poids politique et moral important », a-t-il expliqué à Maire info. Selon l’élu, l’instauration de démarches et outils nouveaux est à privilégier. « Par exemple, il faut inciter les communes à construire, en finançant mieux les équipements collectifs. Il faut aussi empêcher les recours abusifs », a-t-il suggéré.
Les arbitrages du gouvernement sur l’avenir de la métropole parisienne devraient être rendus mi-février.

