« Au-delà de la réussite de cet outil, les EPCC requièrent aujourd’hui quelques modifications », a rapporté Pierre Bordier. Dans ce cadre, plusieurs recommandations sont formulées par les sénateurs, comme par exemple, le fait de définir de façon plus approfondie le projet local avant de retenir le choix de ce statut juridique. En effet, la création des sociétés publiques locales en 2010, a notamment étoffé la palette des instruments utiles aux collectivités.
Les sénateurs se sont par ailleurs intéressés à « la juste place » que l’Etat doit occuper au sein des EPCC. « L’Etat s’interroge sur sa participation financière. Le fait qu’il soit engagé aux côtés d’autres structures lui impose de respecter ses engagements », a analysé Cécile Cukierman. Côté fiscalité, le rapport suggère que des dérogations soient envisagées concernant l’assujettissement des EPCC à la taxe sur les salaires.
Reste à savoir comment ces préconisations seront traduites. Plusieurs pistes sont envisagées. Des modifications pourraient soit être intégrées au projet de loi de décentralisation, soit constituer une proposition de loi sénatoriale autonome, soutenue par la commission des affaires culturelles.
(2) Loi n° 2006-723 du 22 juin 2006 modifiant le code général des collectivités territoriales et la loi n° 2002-6 du 4 janvier 2002 relative à la création d'établissements publics de coopération culturelle.
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