Édition du mardi 13 octobre 2020


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Des restrictions supplémentaires, voire des couvre-feux locaux, sont à l'étude

 

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a affirmé lundi qu’il « pourrait y avoir des mesures supplémentaires » pour lutter contre l’expansion de l’épidémie de coronavirus dans les villes les plus touchées, refusant toutefois d’en dire plus pour l’instant.
« Oui, à un moment donné, il faudra prendre des mesures supplémentaires si la circulation que nous constatons ces derniers jours encore se confirme et s’accélère encore », a-t-il expliqué sur RTL, interrogé sur les villes où le virus circule très vite, comme Paris. « Il pourrait y avoir des restrictions supplémentaires », a-t-il répété, en réponse à une question sur un éventuel nouveau tour de vis pour les commerces, les bars et les lieux publics. « Maintenant, je ne peux pas vous faire les annonces, ce n’est d’ailleurs pas mon rôle de les faire », a ajouté Gabriel Attal.
Pour le porte-parole, ce qui « guide » les décisions du gouvernement « c’est de protéger la santé des Français, de faire en sorte que l’on ne mette pas les Français dans une situation de risque comme celle que l’on a vécue avant le confinement ».
Le chef de l’État réunit aujourd’hui un Conseil de défense sanitaire, avant une prise de parole qui interviendra demain soir, à 20 heures. Le Conseil de défense va « examiner les données épidémiologiques » afin de décider si des mesures plus restrictives doivent être prises. Gabriel Attal a toutefois rappelé que c'est « chaque semaine » que le Conseil de défense se réunit.


Couvre-feu à l’étude à Paris
Les indicateurs continuent de se dégrader : près d’une centaine de personnes sont décédées du covid-19 ces dernières 24 heures, et le nombre de malades en réanimation poursuit sa hausse, à 1539 personnes – c’est le chiffre le plus élevé depuis le mois de mai. La situation est particulièrement préoccupante en Île-de-France, où les chiffres explosent littéralement, avec un taux de positivité qui atteint les 17 %. Selon Aurélien Rousseau, patron de l’ARS Île-de-France, il y a eu 6 000 contaminations en deux jours dans la région en fin de semaine dernière, et – plus préoccupant encore – « l’incidence bondit chez les personnes âgées ». La seule solution pour contrer la progression de l’épidémie est donc, selon lui, de « réduire drastiquement nos interactions sociales ». 
C’est la raison pour laquelle, selon certaines sources, le gouvernement étudierait la possibilité de mettre en place un « couvre-feu », la nuit, à Paris. Il n’y a en effet pas de moyens juridiques, en France, d’interdire les rassemblements privés, comme l’a rappelé hier le Premier ministre. Empêcher les personnes de se déplacer en soirée et la nuit serait donc un moyen de contourner le problème et de tenter de réduire les rassemblements privés. Cette option est apparemment en discussion, mais pas tranchée, ayant dans l’entourage du chef de l’État autant de partisans que de détracteurs. Réponse, sans doute, demain soir.

F.L.et AFP

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